CH 3. Considérations préliminaires (fr)

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La peau, organe de compréhension de l’univers.

Vous vous demandez peut-être où je veux en venir, avec cette pensée infinie, cet incompréhension de l’individualité et cette infinitude, alors nous y voilà.

L’autiste est comme un aveugle au monde direct. Imaginez que vous oubliez la Terre, laissez-vous emporter par l’infinitude de l’univers. Tous les éléments terrestres seront peu importants. Vous avez peur pour vous même, pour votre peuple, ou pour votre race, vous avez peur pour votre planète ? Mais qu’est-ce donc ? C’est votre ADN qui parle, et l’instinct de survie qui l’anime. Comme un arbre qui lutte contre le vent, vous luttez pour garder votre corps en vie, mais n’avez-vous pas un peu de l’ADN de l’univers ? A force de croire que l’univers est apparu lors du très chrétien Big Bang, qu’eux seuls sont vivants, et que seule la Terre contient la vie, comme le souhaite le christianisme, les hommes se sont enfermés ; ou peut-être se sont-ils enfermés et ainsi ont-ils pu croire à de telles choses.

Qu’est-ce que la vie ? Nous sommes une partie de la Terre, et nous participons à sa respiration particulière, mais alors, ne peut-on pas dire que c’est la Terre qui vit ? C’est une question de point de vue. Ce que l’on a identifié comme ADN est un type de vie, exactement comme les animaux sont un type de vie différent des plantes (avec un cerveau). En fait, tout ce qui possède une vitesse temporelle est vie. Les planètes sont toutes vivantes, qu’elles ressemblent à la Terre ou non. Les étoiles sont toutes vivantes. Tout est vie. Si vous pensez ainsi, vous aurez une vision bien moins étriquée et bien moins apeurée de l’univers. Aucune vie ne se perd, tout est mouvement. La seule chose qui semble se perdre aujourd’hui est la capacité de l’homme à saisir l’infinitude et à communiquer avec ou entendre les autres types de vie.

Sortez à la campagne, lors d’une nuit claire, et vous serez aspiré par la beauté de l’abysse aquatique du ciel. Vous ressentirez une profonde harmonie et un grand bien-être, le même que celui que vous procure un beau morceau de musique ou toute scène harmonieuse. Mais alors que se passe-t-il ?
Comme expliqué auparavant, on critique souvent les sens de l’être humain, insistant sur leur médiocrité et soulignant le fait que de toutes façons il s’agit d’outils primitifs dont l’être humain s’est libéré. Il est possible de penser tout à fait autrement. S’il on s’affranchit de la bien aimée théorie de l’évolution et que l’on arrête de penser que l’être humain grandit d’un état primitif animal à un état supérieur humain, on voit déjà les choses autrement. Non, l’être humain ne possède pas un très bon odorat, et sa vue est relativement médiocre. Son ouïe est correcte. Que cache donc l’être humain dans son si gros cerveau ? Il pense, dit-on, oui, mais il pense à partir de ce qu’il perçoit.

L’être humain est totalement nu. C’est absurde, il n’existe pas une aberration plus grande dans la nature. N’importe quel européen livré à lui-même et nu en hiver mourrait rapidement sans connaissance et sans intelligence. Notre peau de nous offre quasiment aucune protection, et cela est particulièrement vrai pour les femmes et les enfants qui ont parfois la peau très fine. Le comble est que les êtres humains avec la peau la plus fine et la moins grasse sont ceux qui historiquement vivent dans les conditions les plus rudes, en Europe. Notre peau souffre de tout : du froid, du chaud, de l’eau, des égratignures et autres blessures, des plantes. Même un simple tapis d’orties est pour nous une souffrance, alors que nombre d’animaux les tolèrent bien. Alors pourquoi ?
Vous savez que la peau claire laisse plus passer de radiations que la peau noire. De même plus la peau est fine, et cela est identique concernant les yeux. La peau blanche, comme on le sait, est sensible aux UV, qui sont des ondes invisibles émises par les étoiles. Et si ce n’était pas tout ? Si c’était là notre allié dans la perception de l’harmonie de l’univers ? Je n’ai jamais vu un animal lever les yeux la nuit et regarder les étoiles, ébahi, comme je suis incapable de reconnaître le nombre infini d’odeurs dont ils peuvent se souvenir.

Si les radiations de types rayons X ou gamma peuvent détruire les cellules, ce sont aussi des radiations invisibles (UV et infrarouges) et visibles (lumière) qui provoquent le vieillissement de la peau, et c’est pourquoi les sujets à la peau blanche et fine paraissent plus vite vieux ou ridés que les sujets à la peau foncée, et ce, même s’ils vivent sur un continent moins exposé (Europe contre Afrique, par exemple).

En fait, on est facilement fasciné par les étoiles avant de lever les yeux. Lever les yeux est comme une évidence. Nous sommes sans arrêt traversé par les ondes de l’univers, pourquoi ne les percevrions nous pas ? Et si c’était ça, la pensée ? Et si la création artistique n’était qu’une traduction de l’harmonie de l’univers ?
C’est un déchiffrage évident pour l’être humain, qui, dans un but scientifique, traduit les ondes radio et ondes de l’univers sous forme de son. C’est un moyen comme un autre de les transcrire, de les écrire. Si l’on imagine que cette aptitude a diminué au fil du temps, avec l’hybridation, mais que l’instinct ou le besoin de celle-ci est resté, au moins partiellement, on comprend le déséquilibre. Les artistes créent car ils ont l’impression qu’il manque quelque chose. Ils sont déséquilibrés (sans connotation péjorative). Ils ressentent mais pas entièrement, ils entrevoient, c’est pourquoi ils transcrivent : pour ne pas perdre.

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Pourquoi a-t-on inventé l’appareil photo ? Dans la continuité de l’art, pourquoi collectionne-t-on des paysages, des instants sensationnels ? Qu’est-ce qui ne va pas chez nous ? Nous ne ressentons plus assez vite, et nous ne ressentons plus tout ce que nous devrions ressentir. Nous souhaiterions tout voir en même temps, l’infiniment petit et l’infiniment grand, le ralentit comme l’accéléré. Ce que nous appelons religieusement « inspiration » n’est autre que la perception de notre sens le plus développé : le toucher et ses dérivés, qui perçoit et entrevoit l’harmonie de l’univers. Il n’y a pas de barrière entre le monde et nous. Toute la surface de notre peau est nerveuse et c’est sans doute l’organe le plus puissant de notre corps. Bien sûr sa couleur est essentielle, et bien plus que le pelage d’un animal, mais aussi sa finesse, sa transparence, et sans nul doute d’autres facteurs invisibles.

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Toute notre histoire porte à croire que nos ancêtres n’étaient pas limités à la seule Terre, et que, plus que nous, ils se sentaient habitant de l’univers infini. Plus que nous ils étaient conscients de la constante transformation de l’univers, et c’est leur religion et leur philosophie que je vous invite à comprendre aujourd’hui.

A travers les descriptions que je ferai dans ce nouveau chapitre, vous pourrez comprendre tous les mythes rites et contes européens. Le centre de cette compréhension est le culte de l’ours, connu chez l’homme de Néanderthal tardif et les premiers Cro-Magnons, elle est la première religion du monde. Mise en place a une époque charnière, cette religion n’était pas une superstition, elle était une solution visant à conserver les capacités honorables de l’être humain, et la connaissance du monde qui se perdait, du fait de l’hybridation.

Vous avez entendu parler de l’Atlantide, et vous connaissez sans doute son histoire. Elle a été critiquée, car mal comprise. On a fait d’elle un conte ésotérique, bien que son récit provienne de la source la plus solide de l’histoire de la philosophie : Platon.
L’Atlantide a été recherchée partout. On l’a reconnue en toutes sortes d’endroits sur Terre, on a vu son histoire à toutes sortes d’époques. Sans succès. Fidèles à leur obsession d’humains modernes, ils n’ont fait que regarder sous leurs pieds, à droite, à gauche. Et jamais personne n’a levé les yeux. Non, car cela n’aurait eu aucun sens. Et pourtant. On sait qu’elle se situe dans la mer, à l’Ouest, au delà des colonnes d’Héraclès. Alors rassemblons tout ce que nous savons, pour comprendre, car ce récit, comme l’ont expliqué les Anciens Egyptiens, vous donnera le début de la compréhension totale de la religion préhistorique, de notre histoire, et de tous les mythes européens.

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Représentation classique de la ville centrale du continent Atlante

Les Egyptiens, qui se disaient eux-mêmes descendants des Atlantes (selon Solon) appelaient l’univers « l’abysse aquatique du ciel ». L’univers, ce lieu où l’on ne peut pas respirer, et où l’on flotte si l’on ne tombe pas dans cet espèce de vortex qu’est la gravitation. En effet, l’univers est tel un abysse aquatique infini.

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Voici un exemple, tiré du livre des morts, traduit par Wallis Adam Budge, qui a servi de base au film ForeBears (Vous pouvez lire ici « the ForeBears’ story »):

Thou art the One god who came into being in the beginning of time. Thou didst create the earth, thou didst fashion man, thou didst make the watery abyss of the sky, thou didst form Hapi [the Nile], and thou art the maker of streams and of the great deep, and thou givest life to all that is therein

Thou dost pass over and travellest through untold spaces of millions and hundreds of thousands of years; thou settest out in peace, and thou steerest thy way across the watery abyss to the place which thou lovest; this thou doest in one little moment of time, and thou dost sink down and makest an end of the hours.

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Si vous lisez la description de l’Atlantide par Platon, vous comprendrez qu’il ne peut s’agir d’une île naturelle telle qu’on la connait sur Terre. Certains y ont vu une île artificielle et la preuve d’une technologie moderne incroyable. Mais l’entière description du plan et des règles qui régissent l’île ne vous rappelle-t-elle rien ?

Formation du système solaire à partir d'une nébuleuse

Formation du système solaire à partir d’une nébuleuse

Retrouvez ici une partie du texte du Critias de Platon (traduit par Emile Chambry), décrivant l’Atlantide. J’ai mis en gras les passages important et ajouté quelques différences notables présentes dans une autre traduction sur laquelle je travaille:

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