2. Le système solaire et ses lois (fr)

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En ce qui concerne la description du système solaire intérieur, on le reconnaît comme suit :

C’est ainsi que Poséidon, ayant eu en
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partage l’île Atlantide, installa des enfants qu’il avait eus d’une femme mortelle dans un endroit de cette île que je vais décrire. Du côté de la mer, s’étendait, par le milieu de l’île entière, une plaine qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et fertile par excellence. Vers le centre de cette plaine, à une distance d’environ cinquante stades, on voyait une montagne qui était partout de médiocre altitude.

Ici encore il est précisé que la montagne (plus tard l’Acropole) est au centre de la plaine.

Sur cette montagne habitait un de ces hommes qui, à l’origine, étaient, en ce pays, nés de la terre. Il s’appelait Événor et vivait avec une femme du nom de Leucippe. Ils engendrèrent une fille unique, Clito, qui venait d’atteindre l’âge nubile, quand son père et sa mère moururent. Poséidon, s’en étant épris, s’unit à elle et fortifia la colline où elle demeurait, en en découpant le pourtour par des enceintes faites alternativement de mer et de terre, les plus grandes enveloppant les plus petites. Il en traça deux de terre et trois de mer et les arrondit en partant du milieu de l’île, dont elles étaient partout à égale distance, de manière à rendre le passage infranchissable aux hommes ; car on ne connaissait encore en ce temps- là ni vaisseaux ni navigation. Lui-même embellit l’île centrale, chose aisée pour un dieu. Il fit jaillir du sol deux sources d’eau, l’une chaude et l’autre froide, et fit produire à la terre des aliments variés et abondants. Il engendra cinq couples de jumeaux mâles, les éleva, et, ayant partagé l’île entière de l’Atlantide en dix portions,

 

Poséidon, plutôt que le Dieu de la mer terrestre, serait le représentant de l’abysse aquatique du ciel et de ces mouvements. De fait ses symboles sont le dauphin et l’hippocampe mais aussi et surtout le cheval, symbole de mouvement, et celui qui tire le soleil dans l’univers : le père d’Atlas, le soleil et système solaire.
Par extension, il représente aussi l’océan liquide terrestre et celui qui tire le soleil dans l’océan, et probablement hors de l’océan.

 

il attribua au premier né du couple le plus vieux la demeure de sa mère et le lot de terre alentour, qui était le plus vaste et le meilleur ; il l’établit roi sur tous ses frères et, de ceux-ci, fit des souverains, en donnant à chacun d’eux un grand nombre d’hommes à gouverner et un vaste territoire. Il leur donna des noms à tous. Le plus vieux, le roi, reçut le nom qui servit à désigner l’île entière et la mer qu’on appelle Atlantique, parce que le premier roi du pays à cette époque portait le nom d’Atlas. Le jumeau né après lui, à qui était échue l’extrémité de l’île du côté des colonnes d’Héraclès, jusqu’à la région qu’on appelle aujourd’hui Gadirique en ce pays, se nommait en grec Eumèlos et en dialecte indigène Gadire1, mot d’où la région a sans doute tiré son nom.

Les colonnes d’Héracles sont donc, comme il est expliqué par Platon dans le Timée, la sortie de l’Atlantide, comme une sorte de porte.
Atlas, quant à lui, est le Soleil, celui qui porte le monde, il est roi sur ses frères et leur impose la loi de sa gravitation.
Le Titan Atlas, est donc la représentation du système gravitationel solaire. Il est fils d’Ouranos, le ciel étoilé, le firmament, ou pour d’autres du Titan Japet (Japet= « celui qui précipite » = la gravitation) et de la Titanide Thémis (Thémis = « la loi divine » = la gravitation), souvent représentée avec une balance : justice, mais aussi compréhension archaïque de la force gravitationnelle !

Gaïa la mère d’Ouranos, n’est pas la Terre comme il est souvent dit, mais la masse, la matière dans l’univers.

 

Les enfants du deuxième couple furent appelés, l’un Amphérès, l’autre Évaimon. Du troisième couple, l’aîné reçut le nom de Mnèseus, le cadet celui d’Autochthon. Du quatrième, le premier né fut nommé Élasippos, le deuxième Mèstor ; à l’aîné du cinquième groupe on donna le nom d’Azaès, au cadet celui de Diaprépès. Tous ces fils de Poséidon et leurs descendants habitèrent ce pays pendant de longues générations. Ils régnaient sur beaucoup d’autres îles de l’Océan et, comme je l’ai déjà dit, ils étendaient en outre leur empire, de ce côté-ci, à l’intérieur du détroit,
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jusqu’à l’Égypte et à la Tyrrhénie.
La race d’Atlas devint nombreuse et garda les honneurs du pouvoir. Le plus âgé était roi, et, comme il transmettait toujours le sceptre au plus âgé de ses fils, ils conservèrent la royauté pendant de nombreuses générations.
Ils avaient acquis des richesses immenses, telles qu’on n’en vit jamais dans aucune dynastie royale et qu’on n’en verra pas facilement dans l’avenir.

(…)
c’est l’île elle-même qui leur fournissait la plupart des choses à l’usage de la vie, en premier lieu tous les métaux, solides ou fusibles, qu’on extrait des mines, et en particulier une espèce dont nous ne possédons plus que le nom, mais qui était alors plus qu’un nom et qu’on extrayait de la terre en maint endroit de l’île, l’orichalque1, le plus précieux, après l’or, des métaux alors connus.
(…)

L’orichalque, le feu. Le feu jaillit de la Terre en maint endroits, mais aussi sur d’autres planètes, et il ressemble alors à un métal en fusion. L’orichalque, comme esquissé ci-avant représente le feu qui est sans nul doute le premier élément vital pour l’homme européen.

 

Sous le volcan

Volcan

Metal en fusion

Metal en fusion

Feu

Feu

 

On y trouvait même une race d’éléphants très nombreuse
(…)
tous ces fruits, cette île sacrée qui voyait alors le soleil, les produisait magnifiques, admirables, en quantités infinies1. Avec toutes ces richesses qu’ils tiraient de la terre, les habitants construisirent les temples, les palais des rois, les ports, les chantiers maritimes, et ils embellirent tout le reste du pays dans l’ordre que je vais dire.

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Ils commencèrent par jeter des ponts sur les fossés d’eau de mer qui entouraient l’antique métropole, pour ménager un passage vers le dehors et vers le palais royal. Ce palais, ils l’avaient élevé dès l’origine à la place habitée par le dieu et par leurs ancêtres. Chaque roi, en le recevant de son prédécesseur, ajoutait à ses embellissements et mettait tous ses soins à le surpasser, si bien qu’ils firent de leur demeure un objet d’admiration par la grandeur et la beauté de leurs travaux.
Ils creusèrent depuis la mer jusqu’à l’enceinte extérieure un canal de trois plèthres de large, de cent pieds de profondeur et de cinquante stades de longueur, et ils ouvrirent aux vaisseaux venant de la mer une entrée dans ce canal, comme dans un port, en y ménageant une embouchure suffisante pour que les plus grands vaisseaux y pussent pénétrer. En outre, à travers les enceintes de terre qui séparaient celles d’eau de mer, vis-à-vis des ponts, ils ouvrirent des tranchées assez larges pour permettre à une trière de passer d’une enceinte à l’autre, et par-dessus ces tranchées ils mirent des toits pour qu’on pût naviguer dessous ; car les parapets des enceintes de terre étaient assez élevés au- dessus de la mer. Le plus grand des fossés circulaires, celui qui communiquait avec la mer, avait trois stades de largeur, et l’enceinte de terre qui lui faisait suite en avait autant. Des deux enceintes suivantes, celle d’eau avait une largeur de deux stades et celle de terre était
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encore égale à celle d’eau qui la précédait ; celle qui entourait l’île centrale n’avait qu’un stade. Quant à l’île où se trouvait le palais des rois, elle avait un diamètre de cinq stades. Ils revêtirent d’un mur de pierre le pourtour de cette île, les enceintes et les deux côtés du pont, qui avait une largeur d’un plèthre. Ils mirent des tours et des portes sur les ponts et à tous les endroits où passait la mer. Ils tirèrent leurs pierres du pourtour de l’île centrale et de dessous les enceintes, à l’extérieur et à l’intérieur ; il y en avait des blanches, des noires et des rouges. Et tout en extrayant les pierres, ils construisirent des bassins doubles creusés dans l’intérieur du sol, et couverts d’un toit par le roc même. Parmi ces constructions les unes étaient d’une seule couleur ; dans les autres, ils entremêlèrent les pierres de manière à faire un tissu varié de couleurs pour le plaisir des yeux, et leur donnèrent ainsi un charme naturel. Ils revêtirent d’airain, en guise d’enduit, tout le pourtour du mur qui entourait l’enceinte la plus extérieure ; d’étain fondu celui de l’enceinte intérieure, et celle qui entourait l’acropole elle-même d’orichalque aux reflets de feu.

 

On retrouve les trois couleurs du soleil : L’airin pour le rouge/jaune des rayons du soleil, l’étain pour les reflets du soleils sur les nuages très semblables aux reflets obscurs de l’étain, et l’orichalque bien sûr pour les mouvements du blanc au rouge.

Le soleil

Le soleil

Reflet sombre du soleil sur les nuages

Reflet sombre du soleil sur les nuages

 

Le palais royal, à l’intérieur de l’acropole, avait été agencé comme je vais dire. Au centre même de l’acropole il y avait un temple consacré à Clito et à Poséidon. L’accès en était interdit et il était entouré d’une clôture d’or.

Encore une fois le métal et la couleur du soleil. Ce temple est, qui plus est interdit (car qui s’en approche meure brûlé), comme le soleil qui consume qui l’atteint ou même, le regarde.

soleil-1

 

C’est là qu’à l’origine ils avaient
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engendré et mis au jour la race des dix princes. C’est là aussi qu’on venait chaque année des dix provinces qu’ils s’étaient partagées offrir à chacun d’eux les sacrifices de saison. Le temple de Poséidon lui-même était long d’un stade, large de trois plèthres et d’une hauteur proportionnée à ces dimensions ; mais il avait dans son aspect quelque chose de barbare. Le temple tout entier, à l’extérieur, était revêtu d’argent, hormis les acrotères, qui l’étaient d’or ; à l’intérieur, la voûte était tout entière d’ivoire émaillé d’or, d’argent et d’orichalque ; tout le reste, murs, colonnes et pavés, était garni d’orichalque. On y avait dressé des statues d’or, en particulier celle du dieu, debout sur un char, conduisant six chevaux ailés, et si grand que sa tête touchait la voûte, puis, en cercle autour de lui, cent Néréides1 sur des dauphins; car on croyait alors qu’elles étaient au nombre de cent ; mais il y avait aussi beaucoup d’autres statues consacrées par des particuliers. Autour du temple, à l’extérieur, se dressaient les statues d’or de toutes les princesses et de tous les princes qui descendaient des dix rois et beaucoup d’autres grandes statues dédiées par les rois et les particuliers, soit de la ville même, soit des pays du dehors soumis à leur autorité. Il y avait aussi un autel dont la grandeur et le travail étaient en rapport avec tout
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cet appareil, et tout le palais de même était proportionné à la grandeur de l’empire, comme aussi aux ornements du temple.

A nouveau les couleurs métalliques caractéristiques de l’intérieur du soleil, en proportions démesurées. Enfin, les chevaux et l’image de Poséidon tiré ou tirant sont aussi présentes.

 

Char solaire de Trundholm

Char solaire de Trundholm

 

Les deux sources, l’une d’eau froide et l’autre d’eau chaude, avaient un débit considérable et elles étaient, chacune, merveilleusement adaptées aux besoins des habitants par l’agrément et la vertu de leurs eaux.

 

Si l’eau est l’image du vide abyssal de l’univers, on a là une description ou une comparaison presque parfaite de la rotation gravitationnelle. En effet, une source d’eau froide et une source d’eau chaude, provenant du centre de l’île, avec un débit considérable créerait un tourbillon marin, soit un mouvement comparable à la force gravitationnelle. Impossible que l’eau se tienne tranquille.

L’eau chaude et l’eau froide représentent les deux phases du liquide de l’univers : chaud de jour, face au soleil, et froid de nuit, dos au soleil.
Le liquide de l’univers est compris non pas à la manière moderne comme un vide abyssal et sans vie, mais comme un fluide fertile, qui transmet chaleur ou fraîcheur, et porte dans sa course aquatique tous les éléments vivants. Il est le liquide amniotique du monde, lieu de naissance de toute vie, et nous reviendrons bientôt sur cette image.

 

Vue thermographique du "faïençage" de l'eau

Vue thermographique du “faïençage” de l’eau

Vue thermographique du "faïençage" de l'eau

Vue thermographique du “faïençage” de l’eau

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Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l’entrée du canal du côté de la mer. Il était tout entier couvert de maisons nombreuses et serrées les unes contre les autres, et le canal et le plus grand port étaient remplis de vaisseaux et de marchands venus de tous les pays du monde et de leur foule s’élevaient jour et nuit des cris, du tumulte et des bruits de toute espèce.

Il s’agit de la Terre et de ses villes, bien sûr: les maisons forment comme un grand mur de pierre bruyant.

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Atlantide_ile_centrale

 

 

 

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