B. La lumière invisible : Un modèle cosmogonique et cosmologique infini (fr)

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1. La pensée infinie

a. Un peu de philosophie…

Comme nous l’avons vu précédemment, l’autiste, et par extrapolation probablement notre ancêtre, possède une sensorialité infinie. Sensorialité, perception, et pensée infinie, car chez l’autiste, ces trois concepts sont indissociables. Pour caricaturer, l’autiste est même parfois l’autre, et l’autre est lui, et ce, du fait de sa sensorialité infinie.

Je me souviens que, toute petite, je me posais la question suivante: pourquoi je ne peux pas voir ce que les autres voient, commander leurs bras, leurs jambes, leur bouche, leurs yeux, pourquoi je ne suis pas l’autre, et pourquoi je suis moi?

C’était une question qui m’obsédait. Non pas que je n’accepte pas l’individualité des autres, ou leurs actions, ou quelque pensée égoïste. Non, c’est bien là l’un de mes premiers souvenirs, et il n’avait rien d’égoïste. Je ne voulais pas être l’autre pour qu’il agisse tel que je le désirais, mais je voulais comprendre quelle était la barrière de l’individualité, et ce qui faisais que j’étais moi et non pas un autre, même au delà du corps, simplement dans la pensée.

Personne ne m’a jamais répondu. On a, au mieux ignoré la question, au pire pensé que j’étais bizarre.

Pourtant c’est une question essentielle.

La question suivante, celle que je posais, enfant, avant que je comprenne qu’il fallait mieux que je me taise, c’était celle sur l’infini. Si ! l’univers devait être infini. Il ne pouvait pas en être autrement. Et on me répondait comme suit: “mais si, il n’y a rien après”. “Rien?” poursuivais-je, “comment ça rien?”, “Rien, c’est quelque chose”. “Non”, me disait-on assuré, “il y a un univers fini, et après il n’y a plus rien”. “D’accord”, disais-je, “mais alors, c’est une question de mot, si tu appelles “univers” le tout total, alors il est infini. Je veux dire, l’univers et le rien d’après, tout ça, c’est infini, alors ce que tu appelles “rien” est infini””.
On m’a fait comprendre qu’il fallait mieux que je me concentre sur mes livres de lecture, et que l’on ne voulait plus rien entendre.

Pourtant, c’est une question essentielle.

Les gens sont occupés à leur petite vie quotidienne, et ils oublient les questions essentielles.

Surtout, surtout ils ont besoin de finitude. Je l’ai compris plus tard. Beaucoup de gens ont besoin de finitude. L’infini leur donne le vertige. Alors même si toute logique vous oblige à comprendre que l’univers est infini, on entend partout parler de sa finitude géographique et temporelle, de son début, et de sa fin, et peut importe ce qu’il y a éventuellement après ou avant.

En fait, c’est là la différence majeure avec nos ancêtres. Les religions (y compris la science) post-païennes ont un début, une fin. La religion nous a donné la Genèse, et la science nous a donné le Big Bang. Peu importe, si Big Bang il y a eu, alors il y avait quelque chose avant, ce ne sont que des chamailleries sur des mots. Mais non, rien n’est moins sûr, nous dit-on. Avant, il n’y avait rien, et puis, basta.
Il leur faut répondre vite à cette question. Peu importe comment. Dieu a créé l’homme. Ah ! on en rit aujourd’hui. Les créationnistes sont des idiots, nous disent les évolutionnistes. Et pourtant. Pourtant ils croient exactement à la même chose, seulement ils le rendent moins visible en parlant de temps très anciens, d’explosion atomique, d’infiniment petit, de bactéries, puis de poissons, etc. Exactement comme un petit d’homme dans le ventre de sa mère, mais la nouveauté est soit-disant bien réelle. En fait, c’est l’oeuf et la poule. Avant, on avait la poule, maintenant on a l’oeuf (ce qui a l’avantage de faire croire que, comme évolution il y a, tout ce qui est futur et « progrès » est forcément meilleur, ce qui est tout simplement bien du domaine de la religion, mais ce sont des divagations politiques). On n’a strictement aucune preuve. Ce n’est pas parce qu’il y a eu sur Terre des dinosaures ou des poissons que nous provenons directement d’eux. Ce n’est pas parce qu’il y a eu des dinosaures qu’il y avait avant des bactéries. Sinon ce serait une sorte de grossesse Terrienne, où Dieu aurait planté sa semence. Et si ce n’était pas comme cela?
Sachons rester critique.

Vous l’avez compris, cette série d’articles touche à la fois la religion, la philosophie et l’astrophysique.

On peut lire les écrits des anciens pour voir ce qu’ils pensaient, mais, enfermés dans notre obsession de finitude, il est difficile de comprendre les origines profondes de cette religion.
Dans l’Egypte ancienne, et dans l’Antiquité, le paganisme avait déjà perdu une partie de cette substance, car, c’est mon hypothèse, certains individus avaient déjà perdu leur capacité à communiquer avec l’univers, et avec le Tout, et, incapable de vraiment saisir celui ci, mais capables de l’entrevoir légèrement, ils ont pris peur, et petit à petit ils ont eu besoin de croire à une finitude factice. Ils ont appliqués le modèle de leur propre finitude au Tout qui les entourait.

Il est clair que probablement tout les objets massiques de l’univers, ou du Tout ont une vie et une finitude temporelle et géographique, mais lorsqu’il s’agit de l’univers lui-même, la logique nous explique l’inverse.

Vous avez le vertige?

Balayez tout ce que vous savez sur l’univers (ou presque), le Big Bang, la vitesse de la lumière, la matière noire, l’énergie noire, l’espace-temps, etc., je mettrai mon hypothèse en relation avec ces observations dans la seconde partie de l’article.

b. Univers infini, temps et instant

Vous ne pouvez pas voir l’infini, car vous n’allez pas assez vite. Pour voir l’infini, et le concevoir totalement, il faudrait que vous vous déplaciez à une vitesse absolue. Il faudrait que vous puissiez être à cet instant partout à la fois. Plus rapide que la lumière, plus rapide que tout en fait. La logique nous dit que l’univers, le Tout, est infini, géographiquement et temporellement, mais nous ne pouvons pas le voir, nos sens ne peuvent pas le percevoir ; car nous ne pouvons pas voyager à une vitesse absolue, ou, si vous préférez, être partout à la fois au même moment.

En effet, si vous êtes un individu en T0, vous avancez dans votre vie avec une certaine vitesse temporelle, qu’elle soit individuellement perçue, ou mesurable objectivement en unités de temps (T1, T2, T3, etc.), mais vous ne pouvez pas avancer au même rythme dans toutes les directions géographiquement.
C’est pourquoi si un objet lumineux en T0 se trouve à une certaine distance de vous, vous le verrez tel qu’il était en T0 (ou dans votre T0), alors que vous même êtes en T1. Le photon de lumière (et non pas l’objet lumineux qui est un objet massique et qui lui, émet les photons de lumière) a voyagé de T0 en T1 dans votre direction, et il arrive chez vous en T1 alors que vous le percevez comme l’image de l’objet qui l’émet lorsqu’il l’a émit en T0. Si l’objet continue à émettre des photons de lumière, vous percevrez ces photons de lumière qu’il a émit en T1, alors que vous êtes en T2 (ils vous parviendront en T2), etc.
Si l’objet arrête d’émettre de la lumière en T2, vous ne remarquerez cette absence de lumière qu’alors que vous êtes en T3, etc.

L’autre aspect de l’image est le temps. Si vous dites “instant”, vous êtes déjà passé à l’instant suivant. Jamais vous ne pouvez arrêter le temps. Pourtant, il n’existe que l’instant. Le passé n’existe pas, il n’est qu’une image, car lorsque vous pensez au passé, vous n’avez en fait qu’un souvenir du passé qui est rafraichi dans l’instant par la mémoire, ce « passé » n’est donc pas le vrai passé temporel, et il n’existe que dans l’instant, soit dans ce que nous appelons le présent. Concernant le futur, il est dans l’esprit, seulement un exercice de logique, dans l’instant bien sûr.

Vous êtes donc figés dans un temps humain, le temps de votre vie, soit ce que j’appelle vitesse temporelle, vous sautez en quelque sorte d’instant en instant.

En fait, il est possible de voir cela de façon géographique. Ce qui se passe n’est pas que le temps lui même n’est pas éternel mais fini, mais plutôt que nous ne pouvons pas nous déplacer infiniment en un instant. Ceci revient au même, mais il est important de souligner que les deux point de vue sont possibles.

Si vous pouviez vous déplacer à une vitesse absolue dans toutes les directions, et ce, temporellement comme géographiquement, vous seriez vous-même l’infini, le Tout, ou Dieu.

Concrètement, la définition de Dieu, c’est bien cela, et l’élément physique visible et connu le plus proche de Dieu, c’est donc la lumière, et nous, nous sommes fait de poussière d’étoile, d’étoile explosée de super-novae, comme celle de la cuisse d’Orion…
De la cuisse d’Orion? Ou de la cuisse rouge de la déesse ensanglantée Sah (la consoeur de l’étoile Sirius, la déesse Sothis)

Orion n’était pas un homme, mais une femme, qui donnait naissance, sur sa cuisse ensanglantée, à la substance des Dieux. Après sa mort (Sémélé) elle a été représentée comme un homme (Zeus), car la lumière n’a pas de sexe, et c’est pourquoi Dionysos est sortit de la cuisse de Zeus, la cuisse ensanglanté de la constellation d’Orion.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/M43
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nébuleuse_d’Orion

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Grande nébuleuse d'Orion (M42)

Grande nébuleuse d’Orion (M42)

Nous sommes fait de ce qui produit la lumière, et il semble que nous aussi, nous rayonnions, comme les étoiles. La vie est une sorte de rayonnement.
Qu’est ce que le rayonnement, sinon une des rares forces qui tente de faire défaut à la gravité?

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