4. Cro-Magnon, hybridation et conséquences (fr)

By

English version

a. La genèse de l’humanité

Je vous propose, une fois n’est pas coutume, de commencer par une petite lecture, dont j’ai recopié des extraits ci après.

Ces pages sont tirées du Que sais-je (P.U.F.) “La genèse de l’humanité” de 1969 par Camille Arambourg. Il s’agit du Chapitre II sur “L’Homo sapiens fossilis”.

“Le type de Cro Magnon. Historique. En 1868 l’établissement de la ligne de chemin de fer de Périgueux à Agen amena la découverte de cinq squelettes humains enfouis dans un abri sous roche des environs des Eyzies, au lieudit Cro-Magnon. Ces squelettes se trouvaient en place au sommet d’un remplissage archéologique à industrie aurignacienne ; ils comprenaient les restes de trois hommes dont un vieillard, d’une femme et d’un fœtus. Ces débris furent d’abord étudiés par Broca et Pruner Bey, puis par Quatrefages et Hamyqui reconnurent en eux les représentants d’une race particulière à laquelle ils donnèrent le nom de Cro-Magnon.

Les caractères de la race de Cro-Magnon.
Les hommes de Cro-Magnon sont caractérisés par leur haute stature, leur squelette particulièrement robuste, leur tête grande, à face orthognathe et d’aspect moderne. Tout dénote en eux une puissante organisation physique et un développement cérébral supérieur. (…) Les membres sont longs et robustes (…)la jambe est particulièrement longue par rapport à la cuisse, caractères qui diffèrent de ceux que l’on observe chez les Européens modernes, mais rappellent, et même exagèrent, ce qui se passe chez les Nègres. Les extrémités sont particulièrement grandes et robustes. Tous les os longs, massifs, présentent des crêtes d’insertions saillantes, indices d’une musculature puissante.
Le développement relatif des épaules, noté par Verneau pour les sujets de Grimaldi, de même que les proportions de leurs membres éloignent des Hommes des Européens modernes et les rapprochent des races nigritiques. Par contre, la forme et les proportions de leur bassin sont tout à fait comparables à celles des bassins d’Européens.

Le crâne est dolichocéphale, son contour horizontal est subpentagonal ou ovale. Le front est large et élevé, formant, vu de profil, une courbe régulière au dessus des arcades orbitaires ; la région occipitale présente, chez certains sujets, un aplatissement caractéristique auquel fait suite la saillie de la nuque en forme de chignon, Les apophyses mastoïdes sont fortement développées.
(…)
Les mâchoires sont, comme la dentition, de type moderne : le maxillaire supérieur présente un prognathisme alvéolaire variable suivant les sujets ; la mandibule est robuste avec des apophyses montantes larges et basses, et possède toujours un menton bien développé, triangulaire et saillant. (…)

(Les squelettes ) de Brünn et de Predmost en Moravie, dont certains Anthropologistes ont voulu faire les types d’une race spéciale, mais il ne s’agit en réalité, que d’une variante, peut-être locale, du type général et telle qu’il s’en rencontre au sein des races modernes. (…)
A l’époque actuelle même on retrouve parfois les traces (de la race de Cro-Magnon) chez certains individus du centre ou du sud de l’Europe.
(…)
Son aire d’extension ne s’est d’ailleurs pas limitée à l’Europe : toute l’Afrique du Nord, du maroc à la Tunisie, a été peuplée, au cours du Paléolithique supérieur, par des hommes très étroitement apparentés à la race de Cro-Magnon.
(…) (cette race) est désignée par les anthropologistes sous le nom de « Type de Mechta-Afalou ».

(…)
Ils n’en diffèrent guère que par quelques traits secondaires : plus grande variété dans la forme du crâne qui chez certains sujets, est hyperdolichocéphale, mésocéphale chez d’autres ; saillie glabellaire plus prononcée, nez moins longs et plus large, etc. A part ce dernier caractère, presque tous les autres font partie de la marge de variations des Hommes de Cro-Magnon.
Ce type Nord-Africain a eu une longévité considérable qui s’est étendue à tout le Paléolithique supérieur et au Néolithique. Au-delà, les traces s’en sont conservées parmi les populations berbères actuelles qui paraissent en dériver, ainsi que parmi les anciens Guanches des Canaries.

(…)
Le type de Chancelade.
Le squelette type a été découvert en 1888, à Chancelade près de Périgueux, dans la Dordogne. L’étude qu’en fit de Dr Testut mit en évidence une série de différences importantes avec le type de Cro-Magnon. La taille est faible et ne dépasse pas 1m55. Les membres sont extrêmement robustes et trapus avec de fortes crêtes d’insertions musculaires (…) le crâne est volumineux, très dolichocéphale et remarquablement haut (…) sa capacité atteint 1700cm3 (…) le nez est long et étroit, sa racine peu enfoncée, il n’y a aucun prognathisme sous-nasal, enfin sa mandibule est forte avec le menton saillant. (…)
Mais il faut noter qu’un certain nombre d’autres fossiles humains, datant de la même époque et généralement attribués à la race de Cro-Magnon, paraissent se ranger, au moins par une grande partie de leurs caractères, à côté du type de Chancelade. Ce sont d’abord les squelettes d’Obercassel près de Bonn, celui de la grotte de Duruthy près de Sorde ainsi que les crânes de Laugerie-Basse. Le squelette de Combe-Capelle, lui-même, d’âge un peu plus ancien (Aurignacien), bien que Cro-Magnien dans son ensemble, présente quelques traits du type de Chancelade ainsi que quelques caractères éthiopiques ; enfin certains crânes de Predmost (Moravie) rappellent aussi ce type, notamment par la hauteur de leurs orbites.
Ces divers documents tendent, en diminuant la distance qui de prime abord semble séparer les types de Cro-Magnon et de Chancelade, à montrer que, vers la fin des temps glaciaires, sur un fond cro-magnoïde commun, se greffaient déjà, peut-être à titre individuel ou familial, un certain nombre de variations qui, plus tard, ont été fixées à l’état de races distinctes par l’isolement géographique.

Le type de Grimaldi
A côté des squelettes de type Cro-Magnon, dont il a été question, l’une des grottes de Grimaldi (celle dite « des enfants ») a livré les restes de deux individus appartenant à un type différent. Verneau leur a reconnu un certain nombre de caractères négroïdes et les a décrits sous le nom de « Race de Grimaldi ». (…) Ces individus se distinguent de prime abord des Cro-Magniens par leur taille beaucoup plus faible (1m60 environ) ; leur tête, plus dysharmonique encore, présente un crâne hyperdolichocéphale et une face particulièrement basse ; le front est droit et la voûte crânienne élevée ; la capacité atteint 1580 cm3 chez l’adolescent ; l’ouverture nasale est large (platyrrhinienne) ; il existe un prognathisme sous-nasal. La denture massive est d’un type primitif et rappelle celle des Australiens actuels. Enfin le bassin est de type nigritique, il en est de même des proportions relatives des membres. Ces deux sujets réunissent donc des caractères qui, sans permettre d’affirmer qu’il s’agisse de nègres véritables, indiquent cependant l’existence, sur le littoral méditerranéen dès le début du Paléolithique supérieur, d’individus possédant certaines caractéristiques négroïdes. Mais il ne faut pas oublier que nous avons trouvé chez les Hommes de Cro-Magnon eux-mêmes, dans les proportions de leurs membres notamment, des caractères qui rappelaient, ou même exagéraient, ceux des nègres ; d’autre part la capacité considérable et la hauteur du crâne, la dysharmonie de la tête, la forme rectangulaire des orbites ainsi qu’un certain prognathisme se retrouve chez les sujets de type Cro-Magnon.

(…)
Les hommes du Paléolithique supérieur d’Afrique
Outre les Cro-Magnoïdes du type de Mechta-Afalou, dont il a été question précédemment, l’Afrique a livré un certain nombre de fossiles. Malheureusement la position stratigraphique de ces divers documents est généralement loin d’être fixée avec une précision aussi rigoureuse que celle des précédents et l’on peut hésiter, quant à leur âge, entre le Paléolithique supérieur et le Néolithique. Quoiqu’il en soit de cette incertitude, leur intérêt est cependant certain en raison des différences qu’ils présentent avec les habitants actuels des mêmes régions et les relations qu’ils révèlent entre certains groupes ethniques aujourd’hui séparés.

Le squelette d’Asselar
(…)il présente, d’après Boule et Vallois, des caractères qui l’apparentent à la fois aux hommes de Grimaldi et à ceux de Cro-Magnon ainsi qu’aux races actuelles sud-africaines : Boschimans et Hottentos. «  l’ensemble de leurs dispositions communes caractérise les races mélanodermes : dolichocéphalie, hypsicéphalie, largeur du nez, prognathisme plus ou moins accentué. Tous possèdent en outre certains traits présents aussi chez les Hommes de Cro-Magnon : abaissement considérable de la face d’où dysharmonie cranio-faciale ; très faible hauteur des orbites ; allongement extrêmement marqué des segments distaux des membres, avant-bras et jambes.

Les hommes fossiles d’Afrique australe.
Quoique appartenant à plusieurs types en apparence différents, ils présentent en commun un certain nombre de caractères qui rappellent à la fois les Hommes de Cro-Magnon et les négroïdes sud-africains actuels. (…) D’autre part leurs affinités négroïdes sont nombreuses et les divers auteurs s’accordent pour les rapprocher des Boschimans et des Hottentots actuels. (…)
Le rapprochement ethnique de peuplades aussi éloignées que celles de l’Europe et de l’Afrique du Sud n’est pas aussi paradoxal qu’il le paraît : on sait, depuis longtemps, que des influences négroïdes sud-africaines se manifestent parmi les restes des populations égyptiennes anciennes et que le langage de ces dernières présentait certains rapports avec celui des Hottentots.

Les Hommes fossiles de l’Afrique orientale
Leakey a découvert dans une grotte dite « Gambles Cave » située dans la région des lacs du Rift Valley une série de plusieurs individus qui indiquent l’existence, à cette époque reculée, d’Hommes bien différents des véritables nègres. Il s’agit d’un type de haute stature (1 m 80 ), à tête grande, très dolichocéphale ; la face est étroite et longue avec un certain prognathisme maxillaire ; les orbites sont anguleuses mais hautes, le nez relativement étroit.

Les Hommes fossiles d’Asie et d’Australie
On connaît peu de chose des Hommes qui vivaient en Asie continentale aux temps glaciaires (…) On y retrouve en effet la forme allongée du crâne et, chez certains, la face large et basse ainsi que les orbites rectangulaires des Cro-Magnoïdes associées à certains caractères nigritiques, notamment à un prognathisme sous-nasal accentué.

Les Hommes de Pékin
Les caractères communs sont : leur dolichocéphalie prononcée en même temps que leur dysharmonie ; leur face basse et large, leurs orbites rectangulaires, leur ouverture nasale large, enfin leur léger prognathisme sous-nasal. On y retrouve donc les caractéristiques cro-magnoïdes essentielles de l’Homo sapiens fossilis. Chez le vieillard, ces caractères sont plus accentués encore et se manifestent en outre dans la saillie glabellaire, l’enfoncement de la racine du nez, le profil de l’arrière crâne, la robustesse et la forme de la mandibule ; il se rapproche par à, de façon frappante, des types de Cro-Magnon, d’Obercassel, et de Mechta ; sa taille est de 1m74 (celles des précédents variant de 1m80 à 1m73). Il s’en distingue par contre par un certain nombre de détails secondaires de la face et n’est pas sans rapports avec les Aïnos actuels (ces vieux aborigènes du Japon), lesquels appartiennent au groupe Européen. Par contre les deux femmes présentent une érie de différences qui rappellent, chez l’une les caractères des Mélanésiens, chez l’autre ceux des Esquimaux et du type fossile de Chancelade.
S’il ne s’agissait d’individus ayant vécu ensemble et, vraisemblablement, des membres d’une même famille, et si leurs débris avaient été découverts en des points éloignés les uns des autres, certains Anthropologistes n’hésiteraient pas à y voir des types sous-raciaux distincts (il en est d’ailleurs qui ne s’embarrassent pas de ces considérations familiales, comme Saller, par exemple, séparant le couple d’Obercassel, malgré ses caractères de consanguinité évidents, en deux races distinctes : l’Homme formant le type de la « race d’Obercassel », la femme appartenant à la « race de Brünn » !…)
Les hommes de Wadjak (Java)
(…) L’aspect le plus frappant du crâne féminin est sa dysharmonie cranio-faciale, la forme anguleuse des orbites et la saillie glabellaire, caractères qui rappellent dans une certaine mesure, ainsi que la grande capacité du crâne (1500 cm3), les Cro-Magnons d’Europe, et, en particulier, ceux de Predmost. Mais la platycéphalie du crâne, le prognathisme sous-nasal, la largeur de l’ouverture nasale et son aplatissement sont des caractères différentiels qui se retrouvent au contraire dans le type actuel australien.”

Si l’auteur en déduit que ces descriptions montrent un fond commun, et que les différences entre les individus, races, ou peuples Cro-Magnoïdes sont sans doute la preuve de l’émergence des races humaines, j’en tire moi, de toutes autres conséquences.

Ce livre a été écrit en 1969, époque où il n’était pas question de parler d’une hybridation Néanderthal/Sapiens. On prétend donc que ces étonnantes différences entre les individus et les peuples cro-magnoïdes sont la preuve d’une base commune venant d’Afrique déviant vers des races distinctes qui se sont adaptées au climat de leur habitat. Plusieurs problèmes cependant : il n’y a pas de base commune, mais des différences dès le départ, de plus, le climat dans les différentes régions du globe s’est modifié dramatiquement depuis l’apparition de Cro-Magnon, avec notamment la fin de l’époque glaciaire en -10 000, comment expliquer alors que les races ne se soient pas à nouveau dramatiquement transformées ?
C’est la fameuse théorie Out of Africa. Comme je l’expliquais dans cet article, le problème majeur de cette théorie est son caractère illogique. L’Africain n’a aucune raison valable pour ce voyage en pleine Glaciation, et bien au contraire, Neanderthal aurait eu des raisons de se déplacer vers l’Afrique.
Cette base commune alors, ne serait-ce pas une hybridation plus ou moins identique ? (Plus ou moins de caractères néandertaliens et sapiens). Tout semble soutenir cela. Cette idée expliquerait notamment les types cro-magnoïdes très différents les uns des autres, et ce, même dans la même famille, comme chez les métis d’aujourd’hui. Elle expliquerait aussi l’apparence plus ou moins subite de Cro Magnon au moyen orient, en afrique du Nord, et en Europe, puis dans d’autres régions du globe. Plutôt que des peuples qui voyagent, il s’agirait de gènes qui se mélangent. À la base, et sans doute il y a plusieurs centaines de milliers d’années, il y a une ou plusieurs hybridations, mais très sporadiques, comme je l’ai expliqué ici, puis à chaque glaciation, lors des périodes les plus dures, nouveaux voyages vers le sud, et nouvelles hybridations avec flux de gènes, etc..
Plus les espèces qui se rencontrent autour de la Méditerranée sont mélangées, plus il est facile génétiquement et culturellement de se mélanger à nouveau, exactement comme le grizzly, que j’estime être déjà un ours brun hybridé à un ours polaire, se mélange aujourd’hui à nouveau avec l’ours polaire.

Au bout d’un moment, ces mélanges sporadiques créent un flux de gènes si important, que presque toute l’espèce en est vite modifiée. C’est Cro-Magnon, le, on peut le dire, métis (au sens sapiens x Néanderthal, cela signifie pour l’époque africain x européen, presque le même métis qu’aujourd’hui), qui arrive en Europe vers -40 000. Comme je l’ai expliqué dans la vidéo et ici, la forme de la tête tout spécialement se modifie dramatiquement et très rapidement, à cause du bassin étroit des Sapiens, et (de certains) des cro-magnoïdes. Tout simplement, et comme cela arriverait encore dans certains cas si l’on avait, pour parer à se problème, inventé la césarienne, les enfants à la tête néandertalienne trop grosse et à la forme inadaptée, n’ont jamais vu le jour, ou on vu le jour avec tant de séquelles cérébrales qu’ils sont décédés. Comme vous le savez, les os du crâne d’un bébé ne sont pas soudés, mais la taille de sa tête, et toutes les femmes qui ont donné naissance à un enfant le savent, ne peut pas se modifier outre mesure sans dégats sur le cerveau. Il est fréquent que le nouveau né né par voie basse ait une tête en forme d’oeuf à la naissance, mais si la tête est trop grosse, il ne passera pas. Ceci est mécanique, le bassin ne peut s’écarter qu’un tout petit peu, la tête du bébé peu se modifier un peu, mais si elle est trop grosse pour un bassin trop petit, il ne sortira pas, et entrainera sa propre mort, et celle de sa mère.
La date officielle de « la disparition » des néandertaliens étant -28 000 ans, les Cro-Magnon n’étant plus appelés Cro-Magnon, en Europe (car leur type de départ ne leur ressemble plus trop) vers -20 000, où on lui préfère modestement la dénomination d’homme moderne ; on comprend qu’il y a là quelque chose qui manque.

Si vous lisez les textes extraits de la genèse de l’humanité, vous remarquerez que certains des nombreux types Cromagnoïdes, comme celui de Predmost (-25 000), ressemblent bien à un Néandertalien (mais regardez son crâne ! Si une description ne suffit pas, l’oeil ne peux tromper…), mais aussi que les plus grandes capacités crâniennes sont… en Europe. Ceci va dans le sens d’une hybridation avec Néandertal en Europe, hybridation qui a fait disparaître Néandertal des fossiles purement Néandertaliens, mais qui a aussi fait disparaître le Cro-Magnon très métis.

Cro-Magnon en Europe est devenu plus (et presque exclusivement) néandertalien, bien que la forme de sa tête ait beaucoup changé, car elle est passée par un bassin sapiens.
Aujourd’hui même, le type de tête européen est plus néandertalien que le type de tête africain noir par exemple, qui a le front très rond. Les européens ont les yeux les plus rentrés dans leurs orbites de la planète (vestige du bourrelet sus orbital) et le bourrelet sus orbital le plus marqué. Le front est beaucoup plus volontiers court et fuyant, et l’os du nez, bien particulier chez les européens, et nous en avons déjà parlé, est néandertalien, et les autres races ne le possèdent pas.
L’hybride s’est à nouveau mélangé à Néanderthal, et puis s’est (plus ou moins) stabilisé pour donner le type européen.

Predmost (République Tchèque, -25000 ans) et Grimaldi (Italie, -25 000 ans)

Predmost skull Cro Magnon a Neanderthal Sapiens hybrid

Predmost skull

grimaldi skull cromagnon hybrid

Grimaldi skull

Atala Neanderthal Crane Profil

Neanderthal skull

Le crâne de Predmost ressemble à un crâne Néandertalien, tandis que le crâne de Grimaldi ressemble à celui d’un métis moderne. Puisqu’ils sont datés de la même époque, et proviennent à peu près de la même région, alors comment peut-on prétendre que c’est l’environnement et le climat qui à rendu l’homme européen de type européen ?

En attendant, la capacité crânienne pour la population générale est aujourd’hui de 20% de moins que celle de l’homme de Cro-Magnon…
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/le-cerveau-de-cro-magnon-en-3-d.html
Pourtant, jusqu’alors, la théorie de l’évolution était basée sur l’augmentation de la capacité crânienne, mais confronté à Néanderthal et Cro-Magnon, les scientifiques se perdent en tentatives d’explication telles que « il est probable que l’on utilise plus efficacement notre cerveau aujourd’hui » ou « l’on utilise qu’une toute petite partie de notre cerveau » ce qui, soit dit en passant, est à la fois une hérésie de la nature (pourquoi nourrir un cerveau inutile?), et rendu faux par les technologies d’IRM qui sont capables de mettre en valeur l’activité du cerveau. Qui a dit évolution ? Ne s’agit-il pas d’idéologie ?

b. Différentes races

Comme expliqué dans cet article, la couleur (de peau, cheveux, yeux) est évidement un aspect important. La peau, les cheveux, et les yeux foncés ne sont pas néanderthaliens, et leur présence dans les peuples européens est très clairement un signe de mélange génétique avec l’africain sapiens. Ces éléments ne sont pas vérifiables sur les fossiles, mais lorsque nous avons connaissance de l’hybridation, il est une hérésie de penser que le phénotype se modifie radicalement en fonction de l’environnement. Comme je l’ai déjà exprimé auparavant, tous les éléments vont dans le sens inverse. Au contraire, le phénotype est lié à l’hybridation.
Bien sûr, la couleur n’est pas le seul élément qui joue un rôle, mais elle est l’un des plus visible et va souvent de pair avec le reste. Le type de peau, le type de cheveux, la forme et la taille du nez, de la bouche, et du corps sont aussi des signes visibles, mais il y a également des signes moins visibles, et des signes invisibles.

Cependant, des races sont bien formées à partir de cette hybridation, et elles sont bien visibles. Le type nordique (qui était le type européen classique jusque dans l’antiquité) serait le type, en moyenne, le plus proche du néanderthalien originel. Le type nord-africain et éthiopien, et à moindre grade sud-africain serait lui aussi mélangé à néanderthal. Les types lapons, asiatiques, australiens, et amérindiens sont aussi mélangés à néanderthal, mais il semble qu’il y ait une composante supplémentaire, sans doute et probablement la fameuse espèce de Denisova, comme le suggèrent les études génétiques de l’institut Max Planck sur l’hominidé de Denisova, que je n’ai pas disséquées.

c. Conséquences de l’hybridation

L’hybridation, qui est donc présente chez presque tous les peuples du globe aujourd’hui, mais à un grade plus ou moins élevé, engendre beaucoup de conclusions. Comme je l’exposais dans cet article, dont la raison d’être était bien entendu déterminée.

Au delà des triviaux problèmes de dents et de dysharmonie cranio-faciale, bien connu chez Cro-Magnon et indépendamment des problèmes liés à la couleur de peau et de cheveux, entrainant des déficiences de vitamine D, et ainsi des problèmes de croissance et/ou de rachitisme, comme il a été mentionné et expliqué auparavant ; la déficience en vitamine D elle-même semble être une cause aggravante dans la plupart des maladies, cancers compris, puisqu’elle joue un rôle important dans la préservation et le développement du système immunitaire.

http://www.sciencedaily.com/releases/2011/10/111003132353.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/Hypovitaminosis_D

Indépendamment de cela, et comme il a été esquissé dans les résultats des études génétique que j’ai détaillés ici, le système immunitaire en général semble touché, le métabolisme est déréglé, le système hormonal, la fertilité, fécondation, et l’organisation des systèmes génitaux est affectée, le développement de l’embryon, et enfin, et ce résultat n’est pas des moindres, le cerveau, les sens, et le système nerveux sont grandement modifiés.

Il semble que la très grande taille des Cromagnoïdes puisse être une réaction plus ou moins directe à l’hybridation. Il y a énormément de points qui entrent en compte dans le mécanisme de la croissance humaine, mais les hormones et le fonctionnement de l’ADN en font partie. (cf Ligre)

Il est nécessaire de reconnaître cependant différents types de conséquences. Puisque presque toutes les races actuelles sont plus ou moins mélangées, il y a les conséquences d’une hybridation a dominance néandertalienne, et le contraire. Il y a aussi les conséquences stabilisées (avec une hybridation très ancienne, à l’époque de Cro-Magnon) et les conséquences non stabilisées (avec une hybridation récente).

Les maladies le plus probablement liées à l’hybridation ont comme bel exemple moderne le diabète, qui est très fréquent chez les populations très métissées comme les populations indiennes ou juives.

http://inde.aujourdhuilemonde.com/l’inde-capitale-mondiale-du-diabete
http://actualite-israel.com/medical-israel-diabete-impressionnant-500-000-israeliens-sont-d-92796/

« Selon Guysen qui reprend des résulats publiés dans la presse israélienne : Un demi-million de personnes en Israël sont diabètiques et un autre demi-million est en état de ‘’diabète latent’‘. Chaque année, 30.000 nouveaux patients sont atteints du diabète. Le Professeur Itamar Raz, Président du Conseil national pour le diabète, a déclaré que, “un enfant sur trois né en Israël développera la maladie au cours de sa vie.” Selon JPost : “Les changements, dans le cerveau, de l’activité d’un seul gène peuvent conduire à des bouleversements métaboliques importants. Ils suscitent chez la souris les symptômes associés au diabète de type 2, et déclenchent un comportement anxieux. Ces découvertes des chercheurs de l’Institut Weizmann ont été publiées cette semaine. »

Cela fait 6,45% à 13% de la population israëlienne, tandis que, pour comparaison, la maladie touche 4,4% de la population francaise.
Ces 4,4% doivent quant à eux être détaillés :

http://www.afd.asso.fr/qu-est-ce-que-le-diabete/les-chiffres-du-diabete-en-france

« L’étude de l’INVS confirme une grande disparité géographique sur le territoire national.  Les régions et les départements du nord-est et du sud de la France, ainsi que les territoires d’outre mer, continuent d’être les plus touchées par cette épidémie (Nord-Pas-de-Calais : 5,4%). Tandis que les les régions et les départements de l’ouest de la France métropolitaine ont les taux de prévalence les plus faibles : Bretagne (3,0%), Pays-de-la-loire  (3,6%). »

On peut lire un peu plus haut :

« Entre 2000 et 2009, le taux de prévalence du diabète* en France n’a cessé d’augmenter. Il a même progressé plus vite que prévu. En 2009, on estime à plus de 3,5 millions le nombre de personnes atteintes, des chiffres attendus normalement pour 2016. Ils témoignent d’une véritable croissance de l’épidémie. En ligne de mire, comme causes principales du diabète : surpoids, obésité, mauvaise alimentation, sédentarité et faible activité physique.
En 2000, le taux de prévalence du diabète était de 2,6%. En 2006, il était déjà à 3,95%. En 2009, il atteint les 4,4% selon l’Institut de veille sanitaire (INVS) dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de novembre 2010 (N° 42-43). »

S’agit-il vraiment d’une épidémie lié à l’alimentation et à l’activité physique, ou s’agit-il, comme l’obésité, d’un problème de métabolisme lié à l’hybridation de plusieurs métabolismes différents ? Pourquoi les populations clairement hybridées sont elles de toute évidence les plus touchées ? Pourquoi personne ne soulève cette aberration ?

https://www.sante-martinique.fr/portail/gallery_files/site/218/221.pdf

Dans ce document, on lit comme suit :
La Réunion : 8,8%
Guadeloupe : 8,1%
Martinique : 7,4%
Guyane : 7,3%

Ces pourcentages sont évidement inclus dans le pourcentage français global. Et pourtant, les populations de ces pays n’ont pas une alimentation malsaine ou industrielle (bien que ces habitudes alimentaires aient augmenté ces dernières années, et que ce soit évidement un facteur aggravant du diabète)
Plus on cherche, plus il semble que les pays qui ont la plus grande mixité raciale (couplée à une alimentation plus ou moins moderne) se volent la vedette du diabète :

http://www.idf.org/diabetesatlas/5e/fr/saca?language=fr

Brésil : 10,2 à 11% de la population en 2011

http://www.ubifrance.fr/sante-dispositifs-medicaux/001B1201226A+mexique-11-de-la-population-atteinte-de-diabete.html?SourceSiteMap=3015

Mexique : 11%

Contre moins de 5% en Islande, au Royaume Uni, et en Norvège, où la culture alimentaire est pourtant très industrialisée, et où le diagnostic est bien mené (contrairement aux pays tels que l’Inde, le Brésil et le Mexique où la population est plus facilement sous diagnostiquée)

Il est possible de relier beaucoup de problèmes fréquents d’aujourd’hui à ces changements génétiques, mais la présence de chacun dans la liste des conséquences reste évidement de l’ordre de l’hypothèse. (maladies génétiques diverses, maladies neurologiques, et, pour les sens, nous y reviendrons plus tard…)

Mais le plus important, c’est sans doute ce qui s’est produit dans l’arme de l’être humain : la tête. Lorsque l’ours brun se mélange à l’ours polaire pour produire un grizzly et plus tard un pizzly, il s’ensuit quelques problèmes, notamment le camouflage, la force, la capacité ou l’incapacité de monter aux arbres, la survie, etc. Mais les problèmes se stabilisent par la sélection naturelle, voire s’effacent si la nouvelle race ou espèce n’est pas viable dans son environnement. Ces animaux hybrides sont aussi plus susceptibles d’être domestiquables (chiens).

Lorsque l’instrument majeur des espèces hybridées est le cerveau, là, les choses se compliquent et sont plus graves. L’homme hybridé a des problèmes physiques divers, qui se stabilisent, il est plus enclin à la domestication, qui devient une auto-domestication, puisque son milieu ne lui convient plus, et puisqu’il ne convient plus à son milieu, mais ceci est la part émergée de l’iceberg, comme on dit, car son cerveau, qui a été de plus, le plus transformé, a subit des remous incommensurables, et les conséquences sur la façon qu’il aura de voir et appréhender le monde qui l’entoure seront immenses. C’est pourquoi le deuxième chapitre que je vous proposerai traitera de l’aspect culturel, philosophique, et religieux de l’hybridation, et il, je l’espère, vous apportera une réponse alternative sur les raisons de ce que l’on appelle « l’évolution » de l’homme et l’émergence de la civilisation. Il vous donnera une explication alternative à la naissance de l’art et à la signification et à l’utilisation des peintures rupestres, ainsi qu’aux rituels de la préhistoire (et entre autre le fameux culte de l’ours) qui se sont perpétués en Egypte et jusqu’à l’antiquité en Europe, et dont les traces sont encore visibles aujourd’hui. Il traitera aussi de l’auto-domestication de l’être humain et de la société humaine, et de ses conséquences, notamment dans une sphère de plus en plus connue aujourd’hui : les troubles du spectre autistique, que l’on pourrait peut-être appeler « troubles de l’homme sauvage »…

Advertisements