3. Génétique (fr)

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Atala Map Neanderthal samples sites genetic studies Paabo Max Planck

Map – Neanderthal samples

Cette nouvelle partie, qui traite de l’aspect génétique de la découverte de Néandertal demande la connaissance de deux autres hominidés, espèces du genre homo, et contemporains de l’espèce homo sapiens et homo neanderthalensis. Pour récapituler, vers -50 000 ans av JC, il existait sur le globe au moins 4 espèces du genre homo:

– Homo sapiens que l’on connaît bien

– Homo neanderthalensis

– Homo floresiensis

– Hominidé de Denisova

Je connais peu sur l’avant dernier, et les études à son sujet sont peu nombreuses, par contre, les informations sur l’homme de Denisova, dont l’existence fut connue récemment, commencent à devenir attirantes pour notre recherche, et c’est en vertu de cela que je parlerai de lui ici.
L’hominidé de Denisova n’a pas été classifié comme espèce ou sous-espèce du genre homo. La décision n’est pas prise, et c’est pourquoi il échappe au nom latin pour en adopter un peu scientifique. La raison de sa non-classification est l’absence de traces anatomiques de cet hominidé, dont on a retrouvé que deux morceaux de deux individus différents, une phalange et une dent.
L’ADN étant exceptionnellement bien conservé, l’on se voit confronté à un paradoxe: deux morceaux d’os de deux individus avec un ADN plus ou moins complet, mais aucun corps, aucune anatomie, et aucune date précise non plus. L’on sait seulement qu’ils sont d’une date inférieure à -50 000 ans et probablement, du fait de la technologie des outils retrouvés à leurs côtés, d’une date située entre -100 000 ans et -50 000 ans.
Voilà qui est Denisova. O

n aurait pu penser que, après la lecture de son ADN, il aurait été possible de le placer dans une case espèce ou sous espèce, mais encore une fois, cela dépend de la définition que l’on donne au terme espèce, et du degré « politiquement incorrect » que l’on autorise à l’étude puisqu’il est probable que certains squelettes anatomiquement plus complet déjà retrouvés, ou restant à trouver en Asie soient des Denisoviens, et qu’il ressort de la comparaison des génomes humains que les Mélanasiens héritent jusqu’à 6% de leur génome des Denisoviens.

Il est cependant déjà très difficile de trouver des informations claires et non ouvertement politiques sur l’hominidé de Denisova, dont la totalité des publications semble couverte par un certain « David Reich », qui semble essayer de perdre son lecteur dans des chiffres inutiles et des graphiques laborieusement peu scientifiques, où la moitié des données sortent d’on ne sait où, et dans lesquels le mensonge et la propagande évolutionniste fait honteusement loi.
Les résultats exposés dans ces articles seront tirés des études de l’institut Max Planck, et de l’étude des cartographies du génome (ADN nucléaire) humain:


http://www.eva.mpg.de/neandertal/data.html

http://projects.ensembl.org/neandertal/

http://genome.ucsc.edu/Neandertal/

a. Etudes de l’institut Max Planck.

– Portée idéologique de l’étude

Puisque les études sur lesquelles je baserai cette approche alternative sont uniques, il me faut analyser leur méthode dès la racine. Après avoir enquêté sur le sujet Néandertal depuis plusieurs années, j’ai cru comprendre que le but de ces études – car les études ont bien toujours un but et une théorie vers laquelle tendre – était de comprendre au mieux possible, à travers des études génétiques, non seulement pourquoi et comment l’homme de Néandertal avait disparu, s’il y avait eu des mélanges avec ledit homo sapiens et s’il y en avait des traces dans l’ADN nucléaire du prétendu. Plus encore, il s’agissait de comprendre, et c’est ici particulièrement intéressant, quelle partie de l’ADN néandertalien avait été rejeté de la sélection naturelle. Quelle partie de L’ADN néandertalien n’avait pas participé à la sélection positive vers l’homme moderne (improprement dit sapiens), et quel gène dérivés l’homme moderne à, au contraire de Néandertal, développé pour « survivre ».
Ceci ne semble pas changer le produit de la recherche, bien que la fin idéologique soit différente, mais le préciser vise tout au moins à éviter les incompréhensions dans la lecture des résultats.
Le but n’est donc pas de savoir combien Néandertal nous ressemble, mais ce qu’il fait que nous sommes différent de lui.

Toute l’étude, résultats compris, sont inclus dans cette fameuse pensée évolutionniste qui semble avoir envahi l’esprit de « nos » chercheurs. « L’Out of Africa » est une évidence insolente. Il n’est jamais émit l’ombre d’un doute sur des affirmations qui n’ont pourtant aucun fondement – nous le verrons. Tout tend à soutenir ferme l’idée – non sans racines politiques – que l’environnement change l’homme, que ce dernier subit, fonction de ses déplacements et des aléas du temps, des « mutations » génétiques, chose aussi mystérieuse que de prétendre que de bactérie, l’homme futur devient poisson, que de poisson il devient amphibien, d’amphibien mammifère, et de mammifère être humain.

Le second élément est l’évidence – niée – de l’écho politiquement incorrect de telles recherches, et des censures ou transformations qu’en subissent de fait ses résultats. Les mensonges, les dérapages, et les exposés illogiques foisonnent, et il est important de séparer le bon grain de l’ivraie, pour ainsi dire.

C’est ainsi, par exemple que l’on peut lire dans la presse que Néandertal possédait une variante « déficiente » – les termes sont toujours importants – du gène MC1R, ce qui suggère que sa pigmentation – peau, cheveux, yeux – était pâle. On a donc dit que Néandertal était entre autre roux, ce que l’on a préféré à blond, même si sa rousseur était bien moins certaine, elle était en tout cas plus politiquement correcte. Ensuite, on s’est empressé de rassurer: comme Néandertal ne possède pas exactement la même « déficience » du gène MC1R que les Européens modernes, il ne s’agit pas du tout d’une transfusion de ce gène de Néandertal vers les Européens modernes, mais bien d’une confirmation de l’inébranlable théorie de l’évolution: L’Europe rend blanc. Absurdité. Evidement, la mutation n’est pas la même, puisque mélange il y a eu, mais de là à prétendre sans équivoque qu’il n’y a pas ici héritage…
L’idée d’une « mutation » est en elle même une erreur, car cela prétendrait que l’aspect originel de l’ADN serait différent, or qu’est-ce que l’ADN originel? Il semble de plus évident que cette « mutation » ne puisse pas être la même entre les humains, puisque elle est l’impression d’un mélange de pigments sur l’ensemble du corps, qui est plus ou moins unique chez chaque individu.
Pour l’anecdote du roux, on s’est empressé d’écrire, après les premières réactions, que le gène roux ne représentait sans doute qu’un pour cent de la population néandertalienne, comme aujourd’hui. Les sources sont évidement introuvables, et il est illogique qu’une telle affirmation puisse être justifiée lorsque seul le génome plus ou moins complet de trois individus a été cartographié.

http://www.sciencemag.org/content/318/5855/1453.abstract

Il est important que la lecture des divers résultats et études soit averti. Cette subite classification génétique des races humaines est évidement très sensible dans un monde qui voudrait nous faire croire que l’humanité est bien une espèce « très homogène » comme Jean-Jacques Hublin le certifie ici.

– D’autres critiques peuvent être faites, non sur l’environnement de l’étude et ses résultats médiatiques, mais sur l’étude elle-même.

1) Il est dit que le génome de Néandertal a été cartographié. Il est montré clairement sur la carte officielle de l’étude de l’insitut Max Planck que les échantillons d’ADN proviennent de différents sites européens. En fait il n’en est rien. Plus de 95% de tout l’ADN néandertalien codé provient des trois individus féminins de Vindija, et de la même époque environ (-38 000 ans, soit, nous le verrons, à une époque où Néandertal s’était déjà hybridé à homo sapiens depuis longtemps, plus au sud mais pas si loin, en moyen orient). Seuls quelques pour cents sont prélevés de manière additionnelle sur les individus de Mezmaiskaya (-60/-70 000 ans) à l’Est, Neander Valley (-40 000 ans) au Nord et El Siaron (-49 000 ans) au sud.

Atala Map Neanderthal samples sites genetic studies Paabo Max Planck

Map – Neanderthal samples

Number of Neandertal individuals. To assess whether the three bones come from different individuals, we first used their mtDNAs. We have previously determined the complete mtDNA sequences from the bones Vi33.16 and Vi33.25 (15, 45), and these differ at 10 positions. There- fore, Vi33.16 and Vi33.25 come from different Neandertal individuals. For the bone Vi33.26, we assembled the mtDNA sequence (SOM Text 4) and found it to be indistinguishable from Vi33.16, suggesting that it could come from the same in- dividual. We analyzed autosomal DNA sequences from the three bones (SOM Text 4) by asking whether the frequency of nucleotide differences between pairs of bones was significantly higher than the frequency of differences within the bones. We find that the within-bone differences are significantly fewer than the between-bone differ- ences for all three comparisons (P ? 0.001 in all cases). Thus, all three bones derive from different individuals, although Vi33.16 and Vi33.26 may stem from maternally related individuals.
(…)
Additional Neandertal individuals. To put the divergence of the Neandertal genome sequences from Vindija Cave into perspective with regard to other Neandertals, we generated a much smaller amount of DNA sequence data from three Ne- andertal bones from three additional sites (SOM Text 8 ) that cover much of the geographical range of late Neandertals (Fig. 1B): El Sidron in Asturias, Spain, dated to ~49,000 years B.P. (53); Feldhofer Cave in the Neander Valley, Germany, from which we sequenced the type specimen found in 1856 dated to ~42,000 years B.P. (54); and Mezmaiskaya Cave in the Caucasus, Russia, dated to 60,000 to 70,000 years B.P. (55). DNA divergences esti- mated for each of these specimens to the human reference genome (table S26) show that none of them differ significantly from the Vindija individ- uals, although these estimates are relatively uncer- tain due to the limited amount of DNA sequence
data. It is noteworthy that the Mezmaiskaya spec- imen, which is 20,000 to 30,000 years older than the other Neandertals analyzed and comes from the easternmost location, does not differ in diver- gence from the other individuals. Thus, within the resolution of our current data, Neandertals from across a great part of their range in western Eurasia are equally related to present-day humans.

Carte et Citations tirées de: A Draft Sequence of the Neandertal Genome – Richard E. Green, et al. Science 328, 710 (2010);

2) Notons que nos amis scientifiques, pourtant si persuadés que les populations ne migraient pas (encore une affirmation de J.J. Hublin ici), et réfléchissant pourtant de manière géographique n’ont choisi aucun individu néandertalien de France, même s’ils ont choisi un « européen » français.
Et justement, un français moderne pour représenter le européen originel? On a quand même fait mieux. Le terme « français » est dans les études fréquemment remplacé par le terme « européen ». La catégorisation n’est pas sévère. Si l’on pense aux traits essentiellement européens, l’on pense évidement à la pâleur de la peau, et aux cheveux et yeux clairs; or tout laisse penser que ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici chez l’individu français, même si l’on sait que déjà dans l’Antiquité les gaulois étaient décrits blonds à la peau pâle.

De l’existence des races blondes antérieures aux Germains sur le sol de la Gaule.
In: Bulletins de la Société d’anthropologie de Paris, II° Série, tome 8, 1873. pp. 493-510.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0301-8644_1873_num_8_1_2980

Pariant d’abord de l’observation des races actuellement vivantes, je demanderai :
S’il est naturel de rattacher aux Germains ces grands hommes blonds, aux yeux bleus, au visage très-long et comprimé, au nez aquilin, au menton saillant, au front médiocre, à la tête très-dolichocéphale, comprimée sur les côtés, aux bosses pariétales reportées très-loin en arrière, à
l’occiput très-saillant, que nous, rencontrons sporadiquement mais rarement, dans toute la France, et qui paraissent plus nombreux dans le Nord que dans toutes les autres régions ?
(…)
Je sais bien qu’on peut inférer ?un passage de Tacite que, de son temps, les Teutons étaient ordinairement plus grand et plus blonds que les Gaulois ; mais, depuis lors, ces derniers avaient pu se mélanger, et, en outre, la guerre avait exercé sur eux ??? sélection redoutable, les individus les plus grands et les plus forts ayant, chez eux, l’habitude de provoquer les ennemis et de combattre au premier rang.
(…)
Nous poserons donc la question suivante:
Existe-t-il des indices de populations blondes plus anciennes que les Gaulois en Europe ? Les faits suivants semblent l’indiquer d’une manière certaine. Nous constaterons, d’abord que, dès la plus haute antiquité, il y avait des blonds dans l’Asie Mineure et jusque dans la Syrie ; qu’on retrouve des traces incontestables de leur existence jusque dans l’Inde ; que les poèmes homérique parlent souvent d’individus blonds; que tel est le caractère des plus illustres héros helléniques; enfin que plusieurs des divinités de cette nation étaient réputées pour avoir des yeux bleus et des cheveux blonds, ce qu’on considérait alors comme une beauté. D’un autre côté, le peu que nous savons des conquêtes des Hellènes en Grèce nous montre chez eux les plus frappantes analogies avec les races barbares qui envahirent le monde romain au cinquième siècle. Les Hellènes ont un peu joué dans la Méditerranée le rôle des Scandinaves dans l’Océan. Tout nous porte donc à considérer les Hellènes comme formant, en Grèce, une aristocratie blonde qui s’est maintenue longtemps.
Il serait facile de montrer qu’il existait aussi en Italie et même en Sicile des individus blonds, et cela dès une époque très-reculée. La population romaine était formée de deux classes essentiellement différentes, le peuple et les patriciens, et tout doit nous faire considérer ces derniers comme appartenant à une race conquérante plus claire. Perse emploie encore, dans ses satires, le mot de albus, blanc, dans le sens de noble, et Horace paraît lui donner la même signification dans un vers intraduisible, mais plus important peut-être au point de vue anthropologique, en ce qu’il établirait certaines différences profondes de coloration entre les patriciennes et les plébéiennes de Rome.
Les commentateurs, cependant, n’y ont vu, en général, qu’une simple question de toilette.
(…)
Nous pouvons remonter encore plus haut dans le passé et nous demander si les hommes de l’âge de la pierre polie n’étaient pas blonds.
(…)
Les hommes de l’âge de la pierre polie ont, en outre, élevé toute une série de monuments mégalithiques qui, partant des bords de la mer Baltique, traversent la France et l’Espagne et s’étendent sur une partie du nord de l’Afrique ; or, chose bien digne de remarque, les Egyptiens avaient conservé le souvenir de conquérants blonds qui, seize ou dix-sept cents ans avant notre ère, avaient pénétré en Egypte par le nord-ouest. Il est très-facile de rattacher ces envahisseurs blonds aux constructeurs de dolmens, qui étaient venus dans ces régions depuis les bords de la Baltique, en traversant la France et l’Espagne, et aussi en s’irradiant sur l’Italie, la Sicile et la Grèce, cela est presque prouvé maintenant. Cette assimilation est d’autant plus naturelle que dans toutes ces régions à constructions mégalithiques on rencontre au moins un certain nombre de familles blondes, et qu’il y avait des hommes â cheveux clairs dans le nord de l’Espagne bien des siècles avant notre ère. D’un autre côté, une tradition irlandaise rapporte que les monuments mégalithiques et une religion particulière furent introduits dans ce pays par une race blonde de grande taille.
(…)
Si nous consultons maintenant l’anthropologie, nous constaterons que les crânes trouvés sous les dolmens ressemblent souvent assez bien à ceux des grands blonds très-dolichocéphales dont il a été question au commencement de cette note ; cependant il semble que les hommes des dolmens étaient ordinairement d’une stature moins élevée. (NB! Ces faits seront expliqués plus en détail ultérieurement)
(…)
M. G. Lagneau. «  II paraît, jusqu’à présent, fort difficile de déterminer s’il y a eu une ou plusieurs races blondes et dolichocéphales ayant concouru à l’ethnogénie de notre Europe occidentale. La multiplicité des types divers dès les temps paléontologiques, dès les temps préhistoriques semblerait rendre plus vraisemblable l’existence de plusieurs races blondes, de plusieurs races dolichocéphales d’autant plus qu’ainsi que le remarquait M. Roujou, des blonds sont signalés dans l’antiquité; non-seulement dans là Germanie et dans les Gaules, mais aussi du sud de la péninsule hispanique par Silius Italicus (Pun., lib. Ill, p. 184, et liv.XVl, p. 310, Panckoucke, 1836), et voire même au nord de l’Afrique par Scylax (Périple, chap. des Lotophages, p. 47, edit. de Vossius, 1639), et Procope (liv. II, chap. XIII, etc.).

Sur le Type gaulois
In: Bulletins de la Société d’anthropologie de Paris, II° Série, tome 12, 1877. pp. 90-95.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0301-8644_1877_num_12_1_3210

Mes recherches anthropologiques sur les habitants de ?veyron m’ont amené, je crois, à la solution de la grosse difficulté créée à nos historiens, à nos ethnologistes, à nos anthropologistes, par le frappant et irréductible contraste qui éclate entre le portrait des Gaulois tel que tous les auteurs anciens se sont accordés à le peindre, et le type de la très grande majorité des hommes qui vivent de nos jours sur le sol de la vieille Gaule. Des collègues, dont je prise le savoir et les hautes facultés autant que qui que ce soit, ont fait de grands efforts pour résoudre cette contradiction entre le témoignage de l’histoire et le fait actuel
: ils n’ont trouvé, pour sortir de ce grave embarras, qu’une hypothèse, une hypothèse qui du reste me paraît moins inadmissible que certaines autres qui se sont produites en dehors de notre Société, notamment celle d’une modifiction sur place du type ancien sous deux influences distinctes, celle d’un croisement avec des étrangers, celle d’un changement survenu dans le milieu, dans les conditions d’existence et autres.
MM. Broca et Bertrand ont, à leur tour, fait cette supposition: Le type à formes courtes et trapues et à cheveux bruns qui domine aujourd’hui en France était aussi à l’époque gauloise le propre des habitants de la Celtique ; et quant au type classique, celui qui est caractérisé par une stature haute et corpulente, la chevelure blonde et le tempérament
lymphatique, il appartenait exclusivement aux peuplades gauloises établies dans la région de l’Est, depuis la Belgique jusqu’au pied des Alpes, et c’est uniquement de ces tribus guerrières de l’Est que les écrivains grecs et latins ont voulu parler, ce ne sont que ces tribus particulières qu’ils avaient en vue quand il nous ont fait cette peinture des Gaulois que chacun connaît. Telle est la doctrine de nos deux éminents collègues. Je la trouve en désaccord avec les faits les plus avérés.
Premièrement, on n’a trouvé à relever dans les auteurs anciens aucune allusion à cette prétendue différence, à cette opposition radicale de types entre les Gaulois de l’Est et ceux du Centre et de l’Ouest.
Secondement, plusieurs de ces peuplades du Centre et de l’Ouest, auxquelles on prétend réserver la dénomination de Celtiques, tandis que celles de la région de l’Est seraient galatiques ou kymriques, plusieurs de ces tribus du Centre, dis-je, sont nommément qualifiées de blondes dans les auteurs ; citons entre autres les Carnutes, flavi Carnuti, et les Ruthènes, frères des Arvernes et des Cadurques. On trouve ce vers dans la Pharsale :
Solvuntur flavi longa statione Ruteni.
Le meilleur argument que MM. Broca et Bertrand font va loir à l’appui de leur thèse, c’est à mon avis celui qu’ils tirent de la conformation des modernes habitants de la contrée qu’ils assignent à leurs Kymris ou Galates: II est de fait que dans la Belgique, dans les Vosges et dans le Jura la population actuelle est en moyenne plus grande et plus blonde que celle des monts d’Auvergne. Mais les deux éminents anthropologistes dont nous nous permettons de nous constituer en ce moment le contradicteur, ont oublié que nos pays de l’Est ont été mondés à plusieurs reprises par l’invasion germanique et recouverts pour ainsi dire de ses alluvions depuis que Celtes et Galates ont quitté la scène de l’histoire. On nous fait remarquer que dans l’Ain, le Jura, le Doubs, les très-hautes tailles chez les conscrits se présentent dans une proportion plus forte de beaucoup que dans aucun des autres départements de la France. Le fait est exact ; mais au lieu de le rattacher à un prétendu atavisme galatique, il serait infiniment plus simple et plus naturel de voir dans nos colosses bressans les descendants des « géants burgondes », dont beaucoup avaient sept pieds de haut, au dire de Sidoine Apollinaire.
Qu’il y ait eu dualité ethnique chez les habitants des Gaules, que ceux-ci fussent grands et blonds, que ceux-là fussent petits et bruns, je l’admets très-volontiers avec M. Lagneau, avec M. Broca, avec M. Bertrand. Mais en quoi nos collègues me paraissent perdre le fil de la vérité, le voici ; Ils séparent localement ce qui n’était séparé en réalité que socialement ; ils assignent une aire géographique distincte aux Gaulois blonds et aux Gaulois bruns, alors que les uns et les autres étaient présents sur les mêmes points du pays, mais dans des sphères sociales différentes, les premiers formant la couche supérieure et superficielle de la société et la seule apparente pour l’observateur grec et romain, les autres en constituant les couches anciennes cachées dans la profondeur de leur humilité.
En d’autres termes, les grands blonds étaient les nobles, parmi lesquels se recrutaient entièrement les cavaliers, les officiers et les ambassadeurs ; les petits bruns étaient les plébéiens et les hommes de la glèbe. Les premiers seuls figuraient sur le théâtre des événements historiques ; les seconds, plongés dans leur obscurité, devaient rester inaperçus pour l’historien.
(…)
J’ai déjà fait connaître à la société que toutes les vieilles familles nobiliaires du Rouergue sont blondes (car les exceptions sont si rares, qu’on peut les négliger). Ces familles se distinguent par une taille haute et svelte et une chevelure blonde du reste des habitants, qui sont généralement bruns et de taille médiocre. C’est cette observation qui m’a suggéré
la manière de voir que je viens d’exposer relativement à la question celtique.

A coté de cela, on s’est appliqué à trouver le chinois originel, du peuple Han, ce qui est précisé dans l’étude, qui est donc faussée depuis le départ. Il semble en effet qu’un scandinave ait autant de différences génétiques avec un méditerranéen qu’avec un chinois blanc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Han_(ethnie)

Pour information, s’il on imaginait que le « français » cartographié est le français participant à l’étude, il s’agirait de J.J. Hublin, dont voici le portrait.

3) Une autre objection peut être faite sur le sexe des individus étudiés. Les trois néandertaliens principaux de Vindija sont des femmes, or il n’est rien précisé sur le sexe des individus français, chinois, papou, et africains. Bien sûr, seuls les autosomes sont comparés, mais le reste du génome aussi est empreint de différences d’un individu féminin à un individu masculin. La moindre des choses aurait été de préciser le sexe, et dans le meilleur des cas, de n’étudier que des femmes.

http://www.abc.net.au/science/news/health/HealthRepublish_1682393.htm

4) Une quatrième critique, enfin, peut être faite à propos de la validité des interprétations émise d’après la carte du génome obtenue par le séquençage.
 Le fait de savoir réécrire l’ADN sur papier ne permet pas d’y lire comme dans un livre, Les interprétations de l’ADN sont très récentes, et l’on sait encore très peu sur ce dernier pour ne pas y voir ce que l’on veut y chercher. C’est pourquoi il me semble indispensable de ne pas croire yeux fermés à « nos prétendus scientifiques » qui, bien souvent, avancent dans le brouillard, guidés par la seule lumière de leur religion évolutionniste, et de leur théorie infondée et désespérément antiraciste de l’«Out of Africa ». Tout doit être en accord avec ces théories et la propagande marche bon train.

J’ai moi-même jeté un oeil sur les génomes séquencés, j’ai pris mon temps pour lire les études et les résultats en détails, et j’ai tiré mes propres conclusions que j’essaierai de rapporter ici.

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