Introduction (fr)

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A. La civilisation.

Afin de commencer cette investigation ambitieuse dans des conditions les plus claires possible, il nous faut réfléchir à un bref aperçu de ce que l’on connaît déjà. Nous commencerons donc par les débuts de la civilisation telle que les livres d’histoire nous la racontent.

On dit qu’elle commence en Europe en – 1700, en Crète, avec l’écriture. C’est le début d’un morceau important de l’histoire de l’évolution : l’antiquité européenne. Son point final sera mis en – 476 lors de la chute de l’empire romain.
Tout cela c’est ce que l’on raconte. On ne sait pas trop d’où cette civilisation vient, mais cela, on ne le dit pas. C’est comme s’il y avait un grand fossé entre la Préhistoire et l’Antiquité.

Il y a quand même quelques petits éléments plus anciens. On dit que la civilisation européenne commence avec l’écriture en Crête. Mais avant cela y il y avait l’Égypte, l’Égypte antique qui fait ses débuts en -3150. Ces dates sont importantes. Elles sont importantes non pas vraiment pour comprendre l’histoire du monde, mais bien pour comprendre la façon de penser officielle. Donc tout commence en -3150 ? Et avant ?

Avant il y avait la Mésopotamie. Vers -3400 l’écriture y est inventée. La Mésopotamie ce n’est pas l’Europe, et donc, apprend-on, ce n’est pas l’histoire européenne. Tout fonctionne de manière géographique. L’Égypte, ce n’est pas l’Europe. La Mésopotamie, ce n’est pas l’Europe. Cela même si les liens linéaires culturels sont évidents.

Nous voici donc vers -3400. Cependant, en Mésopotamie, l’homme est connu depuis la Préhistoire, et vers -7000 l’on observe des débuts de domestication et des signes évidents de vie en village. Alors, nous voici officiellement en -7000, dans un début de civilisation moderne. Voici le premier morceau, qui commence grosso modo vers les débuts de l’âge du bronze.

B. « L’avant civilisation ».

Avant l’âge du bronze, il y a l’âge de la pierre. L’âge de la pierre, pour la plupart des êtres humains qui sont allés à l’école, cela représente des hommes sales, mal coiffés et habillés de peau de bête. On les voit chassant dans des conditions très dures, à l’aide de leurs lances fines à la pointe taillée de pierre. Pour ne pas caricaturer, nous essaierons d’oublier l’homme singe.
Tout cela, pour la plupart des gens, c’est un monde très, vraiment très lointain. Oh, il y avait bien les grottes, et leurs peintures, et leurs sculptures, et toute poussée artistique que l’on veut bien s’attribuer, et qui les lient, tant bien que mal et plus ou moins, avec notre civilisation arrogante.

Nous parlons ici de la période plus ou moins européenne qui relie -40 000 à -7000 environ. Ce sera notre deuxième morceau. Celui qui, selon la théorie officielle, fait entrer l’homo sapiens, homme d’Afrique, en Europe, empire de l’homo neanderthalensis ; lui-même, et toujours selon la théorie officielle, sera plus ou moins éradiqué, sans doute par l’homo sapiens, qui prendra sa place en Europe, et s’y installera peu à peu. Cet homo sapiens, sera passé, en quarante mille ans, du noir au blanc et du brun au blond, nous dit-on, pour des raisons d’adaptation climatiques. Dans ce temps, aussi, seront nées chez lui des passions artistiques dont il ne s’était pas préoccupé auparavant.
Subitement, il éradique Néanderthal ainsi que de nombreuses autres espèces animales, il change de couleur de peau et de cheveux, il invente des dieux, il devient artiste, et crée les bases d’une civilisation sédentaire. Quel exploit !

En ce qui concerne les éléments mythologiques, ils sont un peu comme l’autre coté du miroir. Eux aussi, proviennent de « l’avant civilisation », ce monde obscur. Tandis que l’Histoire nous raconte des dates sans faits, ou avec des faits plus ou moins erronés; les mythologies, mythes, et autres bibles, nous racontent des faits réels – bien que romantisés et/ou mal compris – sans dates, et mélangés. A nous, donc, de recoller les morceaux.

Nous aborderons des éléments mythologiques, bibliques, et le mythe de l’Atlantide, que l’on connaît certes, de Platon, mais qui est en réalité raconté jusqu’en Inde védique, où « l’île blanche » a pour nom Atala. Il est surprenant de voir comment tout, absolument tout ce qui a été dit, fait, et pensé jusqu’ici, peut être relié à une seule et même chose, un seul et même fait.

C. L’homme moderne.

Aujourd’hui, l’on explique tout par la théorie de l’évolution. Le monde mystérieux de « l’avant civilisation » est obscur car il était peuplé d’êtres moins éclairés. Et si tout n’était pas si simple? Le but n’est pas de faire l’apologie du pur créationisme, le monde n’est pas si binaire, et, sans non plus chercher à être trop diplomate, il faut sans doute reconnaître que la vérité se trouve bel et bien au milieu. Evolution, il y a. Mais quelle évolution? Depuis un temps soudain, celui qu’on appelle « l’être humain » s’est brusquement (vers env. -40 000 ans) mis à penser, à créer. Pourquoi?

Nous verrons pourquoi l’homme moderne s’est retrouvé perdu entre l’instinct métaphysique et son impossible compréhension; et pourquoi il s’est lui-même domestiqué (ou… civilisé).

Nous verrons également pourquoi l’autisme, et autres particularités modernes apparaissent comme les symptômes d’une domestication trop poussée que les instincts sauvages refusent.

Et nous chercherons comment sortir de ce sombre et immobile labyrinthe…

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