B. Le genre homo (fr)

By

English version

1. Transition animal/homme

L’homme est un animal communicant, mais il est un animal.
La transition de l’animal à l’homme devrait donc être simple, et pourtant il est quasiment impossible de la réaliser sereinement. Alors, il faut un peu d’insolence.

Par la suite, nous utiliserons le terme « humain » pour parler du genre homo, et non pas pour parler de l’homo sapiens, par exemple.

Le genre homo fait partie de la tribu homini qui comprend aussi le genre pan (chimpanzés), cette tribu est comprise dans la sous-famille des Homininae, de la famille des Hominidae de la superfamille des Hominidea de l’ordre des Primates chez les Mammifères…

Cette image provient de Wikipédia.

De récentes études ont donné des chiffres troublants, dont les sources exactes ne sont jamais citées. Pourtant, ces chiffres sont quasi les mêmes partout, provenant d’une étude bien mystérieuse.

Ils sont les suivants: 98,7% du génome humain (aucune précision sur l’origine) est identique à celui du chimpanzé, soit environ 40 millions de nucléotides sur environ 3 milliards diffèrent. Une autre étude, toujours mystérieuse et un peu plus récente cite 96% (2006), précisant que ce nouveau pourcentage tiendrait compte des détails manquant à la première, tandis qu’une autre encore cite 93,5% avec le macaque (2007)

http://genre.homo.over-blog.com/article-12329074.html
http://www.genome.gov/15515096
http://www.newscientist.com/article/mg19426005.400-monkey-genome-springs-surprise-for-human-origins.html

Notons que les chromosomes Y du chimpanzé et de l’humain (origine non précisée) sont particulièrement différents (30%) par rapport au reste du génome.

http://www.nature.com/nature/journal/v463/n7280/abs/nature08700.html
http://www.wi.mit.edu/news/archives/2010/dp_0113.html
http://news.sciencemag.org/sciencenow/2010/01/13-03.html

Voilà pour le chimpanzée qui, dit-on, est notre plus proche « parent », même si d’aucuns diront qu’il s’agit du Bonobo.

En ce qui concerne ce que l’on considère avoir été des espèces du genre homo à travers les âges, vous trouverez une liste ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Homo. Je ne m’arrête, pour ma part, qu’à celles qui nous concernent.

C’est-à-dire, pour l ’instant, homo sapiens, et homo neanderthalensis.
Nous ferons le tour des études à leur sujet, et essaierons de résoudre les problèmes qui se posent à leur lecture, et à la suite des éléments précédemment observés.

De lointaines analyses (débutées en 1997) concernant l’ADNmt comparatif de l’homo sapiens, de l’homo neanderthalensis et du chimpanzé, montrent peu de différences dans l’ADNmt chez l’homme moderne (toutes origines confondues), ce qui suggère que l’ADNmt de l’homme moderne provient d’un petit groupe d’individus originels, d’où la fameuse théorie « Out of Africa ». Cela fonctionne de la même manière chez Néanderthal, qui, lui aussi, montre peu de differences dans l’ADNmt des individus, ce qui suggère aussi que l’ADNmt des Neanderthaliens provient d’un petit groupe d’individus, distinct de l’homo sapiens car ces deux ADNmt, – en tout cas sur les cas testés – ne se recoupent pas.
Chez le chimpanzé, les différences dans l’ADNmt des individus sont plus marquées.
On a conclu – un peu vite – à cela que Neanderthal et sapiens ne s’étaient pas mélangés, et que, l’homme moderne, toutes origines confondues, provenait de ce petit groupe d’êtres humains originaires d’Afrique. Cela, puisque l’ADNmt d’homo sapiens et d’homo neanderthalensis est trop différent.

http://www.talkorigins.org/faqs/homs/mtDNA.html

Les études récentes, quant à elles, concernent le génome, autrement dit, l’ADN nucléaire, de celui que l’on appelle « l’homme moderne », et de Neanderthal. Ces études donnent des résultats totalement différents. En résumé, l’homme moderne démontre qu’en fonctions de ses origines, 0 à 4% de son génome provient exclusivement de Neanderthal.
C’est là que la guerre des chiffres commence. Nous baserons notre étude sur cette analyse, et c’est pourquoi il est peu important d’en donner les détails dès maintenant, mais si vous lisez la presse, concernant ses résultats, vous lirez des titres comme: « Néandertal et Sapiens se sont mélangés, mais les gènes apportés représentent une part minime puisqu’il ne s’agit que de 1 à 4% ».
Et bien non, 1 à 4% du génome (car c’est bien de cela que l’on parle) provenant exclusivement de l’homme de Neanderthal est un pourcentage énorme, et même, troublant, car il représente à peu près… toute la marge de différence du genre homo. Ce qui signifie en d’autres termes que les individus portant 4% de gènes provenant exclusivement de l’homme de Neanderthal sont bien plus homme de neanderthal, qu’homo sapiens. Mais ceci, personne ne le dira, car ces 4% sont européens, les 0% africains, et alors, toute la théorie est à revoir, et, qui plus est, les résultats sont terriblement gênants.

http://news.discovery.com/human/neanderthal-human-interbreed-dna.html
http://www.eva.mpg.de/neandertal/

Ainsi, certains autres articles, sans doutes plus honnêtes, vous diront que notre (lequel?) génome est à 99,7% identique à celui des néandertaliens. Effectivement, cela prend un autre visage, mais ces mêmes articles éviteront de vous parler des 0 à 4% dans le même temps, ou alors, avec des mots différents et très peu précis, et de plus en plus d’articles nous servent l’étude comme une mauvaise nouvelle:
« Ce séquençage a permis de reproduire le génome et en le comparant au notre (lequel?) ils se sont aperçus que 99,7 % du génome néandertalien était identique et que 1 à 4 % de notre ADN proviendrait de Neandertal. »

http://www.365mag.fr/2011/02/11/on-a-tous-un-peu-de-neandertal-en-nous-2/

Finissons cette introduction par une vidéo. (11.01.2011):

http://www.mpg.de/914714/Neandertal

Advertisements